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1914 - 1918

En 1914, la Belgique était la proie de la
première invasion germanique depuis son indépendance obtenue chèrement
en 1830 et les Belges allaient connaitre les rigueurs d'une
soldatesque ignominieuse.
Partout des exactions de toutes sortes
furent commises selon l'humeur des Teutons. Massacres, pillages,
vexations eurent raison de nos populations asservies.
Sur le plan militaire, l'armée nationale
dut se résoudre à laisser le terrain à l'envahisseur. Chez nous, les
endroits stratégiques étaient tenus par l'armée anglaise et celle-ci
rencontra pour la première fois les troupes allemandes aux portes de
Mons.
Une ligne retranchée s'étendaient le long
du canal de Condé à l'ouest; à travers Mons et Binche à l'est.
Mais le 23 août 1914 s'est tenue au
château du comte d'Hendecourt à Sars un grand conseil où les les
Britanniques statuèrent sur les mesures à prendre vis-à-vis de l'ennemi.
Décision prises, les Anglais se retirèrent
le 24 au matin sur la ligne Quarouble-Dour-Frameries. Des combats
sanglants eurent lieu dans les campagnes environnantes. Mais la
supériorité numérique des Prussiens fit basculer le front en leur
faveur. La ligne de feu s'enfonça progressivement à partir du 26 août en
territoire français.
Dans le hall du château de Monsieur le
comte d'Hendecourt, il existe toujours une plaques en marbre blanc de 30
x 45 commémorant le conseil de guerre anglais et sur laquelle on peut
lire :
Ici le dimanche 23 août 1914 au moment de
la bataille de Mons s'est tenu un conseil de guerre anglais :
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Maréchal Lord
french : |
Président |
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Les généraux : |
A. Murray |
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W. Robertson |
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D. Haig |
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H. Smith Dorrien |
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E. Allenby |

En 1918, les autorités britanniques
offrirent au comte d'Hendecourt deux canons prussiens type
obusier de tranchées de 24 centimètres de calibre dits lance patates.
Ces pièces garnissent l'entrée du château.
La guerre 1914 - 1918 allait conduire
l'humanité dans un holocauste de plus de 20.000.000 de morts.
Le monument aux morts sis sur la
Grand-Place mentionne quatre noms victimes de la Grande Guerre.

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Comte Edward
d'Hendecourt |
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Blondiau Félicien |
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Piret Joseph |
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Sébastien Valère |
L'Armistice fut signé le 11 novembre
1918....
Beaucoup de soldats ne sont pas rentrés,
morts, disparus...d'autres blessés, mutilés.
Certains sont rentrés au pays sans aucunes
égratignures, mais les blessures étaient bien plus
profondes....l'horreur, vécu pendant quatre années dans les tranchées,
un parent, un ami, un voisin; déchiquetés, gazés, défigurés.... Des
soldats projetés au loin derrière les lignes, implorants, hurlant de
douleurs ......Et, au petit matin dans la brume... à l'odeur fétide du
sang, les voix s'étaient tues.
Quelle famille n'a pas eu à pleurer un,
voire plusieurs, de ses membres ? Combien de vies anéanties ?
A l'issue de cette guerre, les survivants
se devaient de construire une paix durable : 1914-1918 devait être la "
Der des Ders "
Il en fut malheureusement
autrement.....

Les derniers vétérans de
la Première Guerre mondiale en Belgique
Un des derniers soldats
belges de la Grande Guerre et coureur du Tour de France,
Emile Brichard,
s'est éteint 08/07/2004.
Le dernier vétéran de la
Première Guerre mondiale, Cyriel Barbary, émigré aux
Etats-Unis depuis 1923, est décédé le 16/09/2004, à
l'âge de 105 ans.
Le dernier "Poilu" de la Première
mondiale en France
Lazarre
Ponticelli, 110 ans, décédé le 12 mars 2008, était le dernier
combattant, acteur et témoin de la Grande guerre en France.

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