Lexique employé Au Moyen-Age

 

 GLOSSAIRE

 

 Des mots et expressions en usages au  MOYEN AGE

 

 

 

 

Le Moyen Âge est une époque ou période historique occidentale située entre l’Antiquité et la Renaissance, ou encore les Temps modernes. Elle s’étend sur une période de près de mille ans que les historiens ont divisée en plusieurs parties.

 

Adhériter : Etre adhériter, c'est être mis en possession par la voie de l'adhéritance. Ancien terme de droit employé dans le Hainaut (Mons). Mettre en possession d'un bien. = Adhéritance = Hériter.

Adhéritance : par lesquels on entend, des actes qui signifient : saisir, possession, que les seigneurs expédient en cas de vente et d'achat d'héritage. Terme des coutumes du Hainaut (Mons)

Arrière-fief  : fief relevant d'un autre fief qui est lui même dépendant d'un fief supérieur

Bailli ou bailly : officier remplissant des fonctions au nom du prince ou du seigneur tels que jugements, droits de justice, etc.

Bulle : sceau métallique en or pour l'empereur et les princes du Saint-Empire et en plomb pour les papes avec sur le revers  le nom et le numéro du pape et sur l'avers les titres de Saint-  Pierre et Saint-Paul.  Par extension, l’acte diplomatique scellé d’une bulle.

Cartulaire (du latin médiéval chartularium, 'recueil d'actes'; du latin classique charta, 'papier' ) est « un recueil de copies de ses propres documents établi par une personne physique ou morale, qui, dans un volume ou plus rarement dans un rouleau, transcrit ou fait transcrire intégralement ou parfois en extraits, des titres relatifs à ses biens et à ses droits et des documents concernant son histoire ou son administration, pour en assurer la conservation et en faciliter la consultation »

Cens : Redevance en argent ou en denrées que certains biens devaient au seigneur dont ils relevaient. Le Cens se payait en argent, grain, volaille, ou autre espèce, selon le titre du seigneur, et dans les temps portés par le bail, sinon à la fin de chaque année.

Cense :(du wallon cinse) : ferme ou métairie.

Censier  : locataire ou propriétaire d'une ferme.

Chambellan : personnage proposé au service de la chambre du comte.

Chevalier : seigneur féodal et homme d'armes effectuant le service militaire à cheval.  Sous le régime féodal, ce titre pouvait être conféré sans être dépendant de la possession d'une terre ou d'un fief et s'adressant à des nobles, des bourgeois, des vilains et  même des serfs à condition d'avoir été adoubés.

Chirographe/ Cyrographe : document écrit en double, l’un au-dessus de l’autre sur la même feuille de parchemin. Le mot « cyrographe » étant inscrit au milieu de la feuille, celle-ci est coupée en deux. De manière à ce qu’une moitié du mot se retrouve sur chaque moitié de feuille. En rapprochant les deux parties, on se rend compte de l’authenticité de l’acte.

Courtil : Jardin potager d'une maison.  

Déshériter : priver quelqu'un d'une succession. En particulier pendant la période du règne de Jean II d'Avesnes, se déshériter était une pratique de ce comte qui consistait à obliger certains seigneurs à renoncer à des biens et déshériter leurs héritiers au profit du comte de Hainaut qui s'empressait de revendre ces biens à des feudataires favorables à sa politique.

Dîme : Redevance en nature recueillie au profit de l'autorité ecclésiastique. Environ le dixième des récoltes.

Douaire : Droit de la veuve sur la succession du mari.

Drève : Allée droite bordée d'arbre qui mène à l'entrée d'un bâtiment.

Embref :  Nom que l'on donnait, dans le Hainaut et le Cambrésis, à la minute, à l'original d'un acte émané des juges municipaux ou des seigneurs.

Espier : redevance en blé, fromage, argent ou terre.

Fabrique : Ensemble des biens et revenus d'une église destinés aux frais de culte. Corps des marguilliers chargé de la gestion de ces biens.

Fief  : L'origine des Fiefs est un des points les plus obscurs et les plus embrouillés de notre histoire; elle paraît venir de l'ancienne coutume de toutes les nations, d'imposer un hommage et un tribut au plus faible. Le Fief était un domaine qu'on tenait du roi ou d'autre seigneur, à foi et hommage, et à la charge de quelques autres droits ; celui qui le possédait était appelé vassal, et celui de qui le Fief relevait, était appelé seigneur. Ainsi le seigneur d'un Fief se réservait la propriété directe, et transférait seulement au vassal la propriété utile, à la charge de la fidélité et de quelques autres droits et redevances.

Fief ample : fief pour lequel on devait donner au suzerain, après la mort du vassal, le cheval et quelques armes ayant appartenu au défunt ou une certaine somme d'argent.

Fief-Lige : était celui pour raison duquel, outre la foi et hommage, et plusieurs autres devoirs personnels, le vassal était obligé d'aller lui-même à la guerre, et de s'acquitter en personne des services militaires dus au seigneur féodal

Franc fief  : fief que possède un roturier avec concession et dispense du roi contre la règle qui interdisait aux roturiers de posséder un fief.

Feu : Ménage, foyer, famille. Ensemble des personnes vivant autrefois autour du même feu. Il regroupe tous ceux qui vivent dans un même foyer : père, mère, enfants ascendants, collatéraux, domestiques. Par convention, les veuves et les personnes vivant avec elles, ou les femmes seules sont dénombrées pour un demi-feu. On a souvent tenté de déterminer le nombre moyen de personnes composant le feu, afin de pouvoir dénombrer les habitants d'une localité.

Graissier : Marchand, fabriquant de cierges, épicier.

Haute justice : Le juge du seigneur haut-justicier connaît toutes causes en matière civile lorsque le défendeur est son sujet. Il nomme tuteurs et curateurs, émancipe, appose les scellés, dresse inventaire, et rédige des décrets. Il connaît des causes l'opposant à ses sujets, pour ce qui concerne les domaines, droits, revenus ordinaires et casuels de la seigneurie, mais ne peut connaître celles qui concernent le domaine du roi, les officiers royaux, ou les dîmes à moins qu'elles ne soient inféodées.

Hoir : Héritier direct

Homme : personne qui a la confiance d'un seigneur et sur qui il peut compter pour le défendre ou l'aider en toute circonstance.

Inféoder : C'était donner en fief, ou recevoir en foi et hommage, ou reconnaître une rente, ou autre charge imposée par le vassal sur le fief.

Mainmorte : Droit qu'un seigneur avait d'hériter d'un serf mort sans enfant.

Manant : Du verbe ancien français manoir, lui même du latin manere « demeurer, rester ». Il prit le sens de « habitant, résident » au Moyen Âge.

Manse : (de mausus = demeure) : exploitation agricole des domaines pré-féodaux  comprenant habitation, jardin, verger et terres.

Marquisat : A l’ origine le nom de Marquisat désignait un gouvernement de frontière puis la seigneurie bordant une frontière.

Messier : Gardien des moissons, des récoltes

Moulin banal : Machine servant à piler ou broyer des grains qui dépendait du seigneur. Tous ceux habitant dans l'étendue de la seigneurie étaient obligés de venir y moudre leur blé.

Obit : messe anniversaire célébrée pour un défunt et dite à la date anniversaire. Désigne aussi un tableau funéraire portant les armoiries et la date du décès.

Preu : Vaillant, Brave

Prévôt : agent domanial à la tête d'un domaine ou d'une circonscription pour percevoir les revenus et rendre la justice avec des pouvoirs militaires.

Relief : droit de succession d'un fief ou d'un bien.

Seigneurie : La seigneurie peut être définie comme un territoire dont la possession procure une délégation de pouvoir tout en conférant à son propriétaire une dignité particulière.
Souvent appelée "terre, fief et seigneurie" il s'agit en fait de la possession simultanée d'un fief, d'une juridiction et d'un domaine :
* terre : domaine réservé du seigneur qu'il exploite lui-même ou le fait exploiter.
* fief : il s'agit alors de la tenure, parcelle de terre concédée par le suzerain à un vassal en échange de sa foi et hommage et de certains services. L'ensemble, de forme pyramidale avait à la base de simples seigneurs sans vassaux tandis qu'au sommet le roi était "suzerain des suzerains". Entre les deux, la lignée pouvait être longue, ou au contraire être réduite au minimum, de simples seigneuries pouvant relever directement de la couronne sans autre intermédiaire.
* seigneurie : justice publique avec les pouvoirs de commandement et police qui en découlaient.
Les justices seigneuriales étaient patrimoniales, vénales et héréditaires mais au fil du temps le pouvoir royal a de moins en moins supporté que cette puissance lui échappât et restreint leur compétence.

Sceau ou scel: cachet de cire apposé au bas d'un acte pour l'authentifier.

Taille: impôts des paysans (prestations personnelles).

Tenures  : sont des terres accordées par le seigneur aux paysans. En échange de leurs terres, les paysans fournissent des corvées (travail et service gratuit qui était dû par le paysan à son seigneur) et cens.

 

 

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