Le village de
Sars-la-Bruyère eut plus de la moitié de ses
habitants morts à cause de la bataille du 11
septembre 1709 :
57 victimes au
total
On ne saura jamais
s'ils sont mort du canon français ou de celui des
Alliés ou encore de la folie meurtrière Croate. On
sait par contre, que ce matin là l'église du village
brûla.
On sait, aussi que
pour donner le signal de l'attaque les Alliés
avaient décidé " d'incendier quelques maisons "
avant un fort barrage d'artillerie.
Ces Alliés,
principalement protestant à l'époque, s'en
seraient-ils volontairement pris à cet édifice
catholique ?
On ne peut ni
l'affirmé, ni l'infirmer.
Le curé du lieu à
l'époque : Maître frère Louis-Albert Bosquette
(1705-1743), a relevé dans le premier de ses livres
paroissiaux ( registre des baptêmes de la
paroisse de Sars ), la liste des morts par famille
avec le nombre de victimes :
Abrassart (4 morts),
Arnau (1), Boucq (1), Blariau (1), Bouleau (1),
Bouly (1), Bourgeois (1), Cailleau (1), Caudron (2),
Chevallier (1), Colmant (1), Cornut (1), Caust (1),
Coquelet (1), Delaunoy (1), Delgrange (1),
Demoustier (6), Denis (1) Dufrasne (1), Dusart (2),
Harvengt (1) Huart (1), Jaunet (2), Lavenne (1),
Leclercq (2), Lion (1), Dion (1) Boinon (1), Nez
(1), Querquesse (4), Rocteur (1), Toubeau (1),
Wauquier (3), Willemart (1) et Laboureur (5).
Comment, alors que le
village était envahi d'Alliés, ces pauvres gens
n'ont elles pas chercher à se sauver des lieux
plutôt que de risquer un pareil péril ?
▪ Confiance envers
des Alliés qu'ils considéraient peut-être comme des
sauveurs du joug français ?
▪ Fatalisme amené
par des années de guerre et un hiver terrible ?
▪ Espoir d'être
épargné par la grâce de Dieu ? Simplicité de quitté
les lieux à temps ?
▪ Ont-ils été
enfermé de force dans cette grande chapelle ?
▪ Furent-ils les
victimes d'une erreur de tir d'artillerie ?
Le saura-t-on
véritablement un jour ?
Ce dont on peut être
certain, c'est que ni les canons français placés au
Nord de Sars, ni les canons anglais dressés à l'Est
de ceux-ci, légèrement au Sud-ouest de la Cense du
Courtournant ne pouvaient atteindre cette église
situé à plus de 900 mètres de leurs postes
respectifs de tir.
Toujours est-il que
Sars-la-Bruyère, ce matin là, subit les affres d'une
bien triste Europe.

La
tradition orale de cette famille, affirme que ce boulet a été trouvé
près de l'Eglise de Sars-la-Bruyère par, Philippe Lassois
quand il était jeune, né en 1757 décédé à Sars le 1/12/1834.
Les descendants de Lassois Philippe
sont : Lassois Jean Martin (1807-1885) - Lassois Cyril - Lassois Mari -
Lassois Paul - Lassois Jean-Pierre.